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loubert_tour_pc11Loubert
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Il y aurait eu une pile à Loubert, sous une motte-refuge dont les premières assises auraient formé le noyau primitif: Les Fana ou Vernemets dit Piles romaines du Sud-Ouest de la Gaule, Lièvre, Paris 1888.

loubert_02Loubert
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La Motte tronc-conique (22m de D.) est entourée d'un fossé.
Le fossé hémi-circulaire qui l'entoure mesure 25m de large sur 5m de profondeur et se continuait, au sud, par le ravin.
[1878] Construction de la nouvelle route qui entaille la motte féodale.

loubert_01Loubert ()

[XIe s.] seconde enceinte autour d'un donjon carré (6.5*7.5m) dont la base subsiste.
Massif de maçonnerie rectangulaire de 7.50m sur 6.50m, d'un appareil de pierre de taille (granit) très soigné, noyé dans le flanc sud de la Motte et qui, reposant sur le roc naturel, servait de fondement à une tour.
Porte en ogive donne accès à salle souterraine.
[1845] utilisé comme carrière de pierres.

On a trouvé aux pieds de la Motte: quelques ossements humains; [fer] 1 carreau d'arbalète, 1étrier, 1éperon, fers de chevaux, morceaux. de casques brisés, un fer de lance; 1 bois de chevreuil, 1 andouiller de bois de cerf , défenses de sangliers; monnaies de billon, à la marque de Charles IX.


La Motte Féodale de Loubert

Assise sur la crête d'un coteau abrupt qui forme la rive droite de la Charente, la Motte de Loubert se compose d'une éminence artificielle tronconique séparées du plateau, au nord et au nord-est, par un large fossé hémicirculaire.
La plate-forme, élevée de 3 mètres au dessus du bord extérieur du fossé, domine à 30 mètres environ de hauteur le cours de la rivière, les ruines d'un vieux pont du
Moyen-Age et les terrains de la rive gauche qui s'éloignent en pente douce; l'église et les quelques maisons du village s'étagent tout auprès sur le flanc d'un petit vallon qui, du coté sud, descend vers le pont.
Des déblais, exécutés en 1878 pour les terrassements d'une route voisine, ont mis à jour un massif de maçonnerie rectangulaire de 7.50m sur 6.50m, d'un appareil de pierre de taille (granit) très soigné, noyé dans le flanc sud de la Motte et qui, reposant sur le roc naturel, servait de fondement à une tour démolie il y a soixante-quinze ans; quelques débris de murailles se trouvent à coté et, plus bas, a un niveau inférieur de 4.40 m, sur le bord d'un petit ravin ou chemin creux, aujourd'hui comblé, et qui autrefois complétait le fossé du coté sud et descendait vers la rivière, on voit encore un arceau de pierre de taille en arc surbaissé, soutenant les terres, qui sert de porche à une salle basse, creusée dans le rocher et fermée par une porte ogivale.
Quelques mouvements de terrain, encore apparents dans les prés, derrière l'église, se rattachent au système de défense de cette partie de l'enceinte; un puits était creusé au pied de la
Motte.
Le pont encore praticable en 1576 et qui ne conserve plus maintenant qu'une seule de ses quatre arches en ogive, devait être d'une largeur médiocre; les piles étaient munies d'avant-becs triangulaires et bâties en moellons avec revêtement de pierre de taille.
La
Motte ou la "Tour de Loubert" (suivant le nom qu'elle porte sur la carte de Cassini et qu'on lui donne encore communément dans le pays) parait avoir appartenu, dès les premiers temps du Moyen-Age, aux sires de Chabanais et de Confolens, dont le premier connu est "Abon Cat-Armat", qui vivait sous Charles-le-Simple (vers 895); dès le XIIe siècle au plus tard, elle était entrée dans leur domaine particulier.
Sa position géographique était particulièrement intéressante en raison d'un vieux chemin qui, passant la
Charente sur le pont (et sans doute à gué dans le principe), aboutissait, à une lieue et demie plus loin, au "Port Manot", gué ou bac établi sur la Vienne, après avoir coupé l'ancienne voie gallo-romaine de Charroux à Périgueux, par Laperuse et Chassenon, qui court sur la ligne de partage des eaux des deux rivières assez rapprochées à cet endroit.
E.L. Communiqué par M. Trapateau, instituteur à Petit-Madieu, d'après A.-R. du Vignaud.


| E.L. d'après A.-R. du Vignaud, La Motte féodale de Loubert, BSAHC, 1895, *.html .pdf (9ko); (Communiqué par M. Trapateau, instituteur à Petit-Madieu.) | Communiqué par M. Trapateau, La Forteresse de Loubert, .pdf(24ko), instituteur à Petit-Madieu, d'après A. R. Du Vignaud, La Motte féodale de Loubert, BSAHC, 1895., Etudes Locales, 2e année, N. 12, juin 1921, pp. 124-125 | A.R.D.V. La Motte Féodale de Loubert, BMSAHC, 1895, pp. 157-175, .pdf(261ko) | V. V. |

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