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La Motte Féodale de Loubert
Assise sur la crête d'un coteau abrupt qui forme la rive droite de la Charente, la Motte de Loubert se compose d'une éminence artificielle tronconique séparées du plateau, au nord
et au nord-est, par un large fossé hémicirculaire.
La plate-forme, élevée de 3 mètres au dessus du bord extérieur du fossé, domine
à 30 mètres environ de hauteur le cours de la rivière, les ruines d'un vieux pont du Moyen-Age et les terrains de la rive gauche qui s'éloignent en pente
douce; l'église et les quelques maisons du village s'étagent tout auprès sur le flanc d'un
petit vallon qui, du coté sud, descend vers le pont.
Des déblais, exécutés en 1878 pour les terrassements d'une route voisine, ont mis à
jour un massif de maçonnerie rectangulaire de 7.50m sur 6.50m, d'un appareil de pierre de taille (granit)
très soigné, noyé dans le flanc sud de la Motte et qui, reposant sur le roc naturel, servait
de fondement à une tour démolie il y a soixante-quinze ans; quelques débris de murailles se
trouvent à coté et, plus bas, a un niveau inférieur de 4.40 m, sur le bord d'un petit ravin
ou chemin creux, aujourd'hui comblé, et qui autrefois complétait le fossé du coté sud
et descendait vers la rivière, on voit encore un arceau de pierre de taille en arc surbaissé, soutenant
les terres, qui sert de porche à une salle basse, creusée dans le rocher et fermée par une
porte ogivale.
Quelques mouvements de terrain, encore apparents dans les prés, derrière l'église, se rattachent
au système de défense de cette partie de l'enceinte; un puits était creusé au pied
de la Motte.
Le pont encore praticable en 1576 et qui ne conserve plus maintenant qu'une seule de ses quatre arches en ogive,
devait être d'une largeur médiocre; les piles étaient munies d'avant-becs triangulaires et
bâties en moellons avec revêtement de pierre de taille.
La Motte ou la "Tour de Loubert" (suivant le nom qu'elle porte sur la carte de Cassini et qu'on lui donne encore communément dans le pays) parait avoir appartenu, dès les premiers
temps du Moyen-Age, aux sires de Chabanais et de Confolens, dont le premier connu est "Abon Cat-Armat", qui vivait sous Charles-le-Simple (vers 895); dès le XIIe siècle
au plus tard, elle était entrée dans leur domaine particulier.
Sa position géographique était particulièrement intéressante en raison d'un vieux chemin
qui, passant la Charente sur le pont (et sans doute à
gué dans le principe), aboutissait, à une lieue et demie plus loin, au "Port
Manot", gué ou bac établi sur la Vienne, après avoir coupé l'ancienne voie gallo-romaine de Charroux à Périgueux, par Laperuse et Chassenon, qui court sur la ligne de partage des
eaux des deux rivières assez rapprochées à cet endroit.
E.L. Communiqué par M.
Trapateau, instituteur à Petit-Madieu, d'après A.-R. du Vignaud.
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| E.L.
d'après A.-R. du Vignaud, La Motte féodale de
Loubert, BSAHC, 1895, *.html .pdf (9ko); (Communiqué par M. Trapateau, instituteur
à Petit-Madieu.)
| Communiqué par M. Trapateau, La Forteresse de Loubert, .pdf(24ko), instituteur à Petit-Madieu, d'après A. R. Du Vignaud, La Motte féodale de Loubert, BSAHC,
1895., Etudes Locales, 2e année, N. 12, juin 1921, pp. 124-125 | A.R.D.V. La Motte Féodale
de Loubert, BMSAHC, 1895, pp. 157-175, .pdf(261ko) | V. V. | |